Queen – Love of my life

Publié le par Chris

Dessiner les contours d’un sentiment amoureux est loin d’être évident. Surtout lorsqu’il s’agit d’un amour qui ne s’estompe pas au fil du temps, un havre de paix, une caresse maternelle qui nous rassure et nous protège comme une bonne étoile.

Queen est arrivé au meilleur moment – en 1971 - au début de la décennie musicale la plus riche du XXème siècle. Celle qui partait de l’héritage des Beatles, Jimi Hendrix et autres pionniers. Celle qui, après avoir consommé des montagnes de drogues et fait avancer les droits et consciences des hommes, donnait naissance à de merveilleux bébés : Reggae, Electro, Disco, Funk, Punk, Hard …

Le rock devenait de plus en plus compliqué, trop élitiste pour les oreilles normales : En pleine vague progressive, des groupes de virtuoses composaient de longs opus complexes qui délaissaient la voix au profit de solos instrumentaux sans fin.

La force ou le génie queenesque a consisté à rompre avec cette orientation en rendant la musique plus accessible. Leurs chansons étaient courtes pour la plupart, allaient droit au but avec des mélodies simples et accrocheuses, des paroles intelligentes et un parfait équilibre entre la voix et les instruments. Freddie était la cerise sur ce gâteau royal avec sa voix divine, son jeu de scène époustouflant et son piano, cet instrument si noble et si injustement boudé par les grandes formations.

Individuellement, ils n’étaient pas des cracks. Mais au niveau collectif, pendant une vingtaine d’années ils ont formé le quatuor le plus brillant, talentueux, uni, populaire de l’histoire du rock. Il n’y avait pas de leader proprement dit, pas de déséquilibre au niveau des membres : Ils participaient tous à l’écriture et sélection des morceaux, les différents backgrounds et affinités musicales de chacun contribuaient aux multiples facettes et directions du groupe. Il était impossible de se lasser d’eux, jamais un morceau, un album ne ressemblait à un autre. Ils passaient du piano vocal au hard, du vaudeville au gospel, du funk au rockabilly, de l’opéra au pop avec une facilité déconcertante.

Beaucoup leur ont reproché un côté trop commercial …Il ne faut pas confondre populaire et commercial. La vie en rose, Imagine, Wonderwall ou Creep sont devenues populaires parce qu’elles enfermaient une mélodie simple et facile à retenir, des paroles qui cristallisaient les sentiments et aspirations d’une génération, une voix qui touchait le cœur comme un coup de foudre. Ecrire une telle chanson relève du génie, peu de gens en sont capables. Queen faisait partie de ce club très fermé des compositeurs de chansons populaires.

Ma vie aurait sans doute été différente si je n’étais pas tombé amoureux d’eux, ils ont été l’étincelle du feu musical qui me consume au quotidien. Depuis leur mort en 1991, je cherche désespérément à trouver le successeur de la reine de mon cœur. Ma quête a croisé des pépites, des diamants, mais aucun n’a réussi à atteindre mon âme aussi profondément. Comme le premier grand amour qui nous marque à jamais, nous ensorcelle et nous poursuit jusqu’à la mort…

Queen – Love of my life

Publié dans Artistes

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