Nick Cave and the Bad Seeds – The Boatman’s call (1997)

Publié le par Chris

Notre vie est semée de rencontres, bonnes ou mauvaises. Une petite minorité des bonnes rencontres rentre dans une case exceptionnelle. Celle des grands amours, des personnes qu’on regrette de ne pas avoir connu plutôt et qui restent ancrés à notre esprit pour toujours.

J’ai commencé à écouter Nick Cave l’année dernière et je l’ai tout de suite mis dans cette case. Le poète australien avec ses « mauvaises graines » a commencé dans les années 80 à façonner un rock très éclectique. Un croisement de blues, punk, garage. Un son très alternatif, oscillant entre la douceur et l’agressivité, habillé par de paroles imprégnées d’amour, de religion, de mort et de violence.

The Boatman’s call est son chef d’œuvre. Un des meilleurs albums de ballades de tous les temps. Il confirme la règle selon laquelle les artistes pondent leurs meilleurs œuvres dans des périodes sombres, chargées émotionnellement. Ecrit dans une période de déception sentimentale – son ex-femme et PJ Harvey y ont beaucoup contribué, la mort de Michael Hutchence chanteur d’INXS aussi – cet album contient une douzaine de ballades tueuses. Les notes de piano sont pures, simples et vont droit dans le cœur. Les mots sont faciles à comprendre, clairement articulés. Les phrases sont d’une élégance hors norme. L’appel du batelier est bien plus qu’un album. C’est un recueil de poèmes, une flèche décochée par Eros.

Nick Cave and the Bad Seeds – The Boatman’s call (1997)

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