3 articles avec artistes

Black Train Jack

Publié le par Chris

Black Train Jack

La musique comme la vie est injuste.
Depuis la nuit des temps, des troubadours, des musiciens, des groupes géniaux ont sombré dans l'oubli. Leur quête de succès et de reconnaissance fut aussi vaine que celle du Saint Graal. Mais ils laissent des traces qu'un jour des passionnés de musique découvrent et mettent en valeur. Une bonne musique ne meurt jamais !

Black Train Jack fait partie de ses troubadours oubliés, inconnus du grand public.
Au milieu des années 90, mon frère m'avait fait écouté un morceau d'eux qui m'avait bien branché puis en fouillant dans un magasin de CD d'occasion près de Jussieu j'étais tombé sur leurs albums. (eh oui, dans les années 90 existaient des magasins qui achetaient et vendaient des CD!)

A l'époque le punk était en plein revival, des groupes comme Offspring ou Green Day faisaient le bonheur des ados (et de leur compagnie de disques). Surfant sur cette vague, BTJ avaient une formule qui aurait pu cartonner. Du punk rock très pêchu et mélodieux avec des paroles drôles et jeunes, un chanteur avec une voix rauque qui pouvait monter très haut dans les aigus, une section rythmique très efficace et un guitariste doué qui adorait entre deux morceaux s'envoler vers le blues.
Je ne sais toujours pas pourquoi ce groupe n'a pas percé...Les responsables de Roadrunner ont peut-être déconné. Leur musique à plusieurs facettes n'était peut être pas en adéquation avec le public punk d'époque. Ils étaient peut-être trop pop et pas assez hardcore.

Pour moi ils étaient parmi les meilleurs, parmi mes compagnons d'études. Toutes leurs compositions étaient belles, fines, explosives. Handouts, Guy like me, Time, Someday, Who's that man, les deux reprises hallucinantes de Bob Marley (One love) et de Steve Miller (The joker).
Et la cerise sur le gâteau. Cette version de Guy like me, avec un groupe de doo-wop.
Un retour vers le passé unique, génial.

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Faith No More

Publié le par Chris

Bien choisir son nom est vital pour un groupe, il peut être un accelerateur de succès ou de faillite. Pas mal de jeunes musiciens l'ont hélàs compris trop tard. Billy ,Mike et Roddy, originaires du terreau californien - très fertile en matière de production musicale - l'ont vite compris ! Ils ne pouvaient pas trouver un meilleur nom que Faith No More pour toucher les jeunes: Bref, facile à memoriser (avec ou sans acronyme), porteur de revolte et de rupture, une vraie flèche prête à partir et graver la mémoire.

Leurs orientations musicales étaient tout aussi réussies. Les racines de l'arbre FNM étaient plutôt tournées vers le heavy metal et le hard rock - très populaire dans les années 80 -. Les éléments nutritifs venaient du monde (musical) entier : hip hop, funk, soul, jazz, rock, samba, bossanova, gospel, lounge. Le tronc, les branches et les feuilles de cette nouvelle plante dans la flore musicale ne ressemblait à aucune autre espèce connue. Il s'agissait d'un nouvel hybride de toute beauté dans la famille de la fusion !

Et que dire du casting ? La fine equipe a mis un peu de temps à se constituer, elle a vu défiler une quinzaine de musiciens mais à partir de "The Real Thing" les choses étaient claires du côté des instruments. Billy Gould à la basse rauque et funky, Mike Bordin à la batterie montée à l'envers et au jeu tribal, Roddy Bottum aux claviers et Jim Martin à la guitare. Mais sans la lumière éclatante de Mike Patton, cette plante n'aurait jamais pris de la hauteur. La sève du groupe étaient la voix et les textes et elles portaient la signature de cet artiste hors norme. Toute la force, la beauté du groupe résidait sur l'opposition de styles, l'alternance de chansons calmes et rapides, de violence et de douceur. Les envolées croonesques cohabitaient avec des hurlements, la bossa avec le punk, l'harmonica avec le megaphone, le velours avec le papier de verre. Le paradis et l'enfer n'ont jamais été aussi proches.

Derrière cette opposition de styles il y avait une opposition de caractères, d'affrontements permanents des membres. La famille FNM était loin d'être un long fleuve tranquille. L'identité du groupe était aussi forte que les cinq personnalités. Cette lutte était bénefique dans un premier temps, elle leur a permis de pondre des albums exceptionnels en tirant le meilleur de chacun. Puis des failles ont commencé à apparaitre: le brillant Jim Martin est parti, Roddy était plongé dans la deprime depuis la mort de son père, la polyvalence et le côté explorateur du general Patton ne rentrait plus dans la cage de la bête.

En 1998 le rideau se referma après une tournée triomphale.

En 2009 les artistes étaient de retour sur scène, pour rallumer la flamme.

En 2015 l'ange est prêt de renaître de ses cendres, le septième album "Sol Invictus" viendra en Mai. Pour le plus grand bonheur des fans...Il était temps, 18 ans sans album de FNM est très long.

Le timing semble parfait ! En cette triste periode d'obscurantisme, de fanatisme réligieux et de tensions de toute sorte, il fat crier haut et fort:

FAITH NO MORE MOTHERFUCKERS !!

Faith No More

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Queen – Love of my life

Publié le par Chris

Dessiner les contours d’un sentiment amoureux est loin d’être évident. Surtout lorsqu’il s’agit d’un amour qui ne s’estompe pas au fil du temps, un havre de paix, une caresse maternelle qui nous rassure et nous protège comme une bonne étoile.

Queen est arrivé au meilleur moment – en 1971 - au début de la décennie musicale la plus riche du XXème siècle. Celle qui partait de l’héritage des Beatles, Jimi Hendrix et autres pionniers. Celle qui, après avoir consommé des montagnes de drogues et fait avancer les droits et consciences des hommes, donnait naissance à de merveilleux bébés : Reggae, Electro, Disco, Funk, Punk, Hard …

Le rock devenait de plus en plus compliqué, trop élitiste pour les oreilles normales : En pleine vague progressive, des groupes de virtuoses composaient de longs opus complexes qui délaissaient la voix au profit de solos instrumentaux sans fin.

La force ou le génie queenesque a consisté à rompre avec cette orientation en rendant la musique plus accessible. Leurs chansons étaient courtes pour la plupart, allaient droit au but avec des mélodies simples et accrocheuses, des paroles intelligentes et un parfait équilibre entre la voix et les instruments. Freddie était la cerise sur ce gâteau royal avec sa voix divine, son jeu de scène époustouflant et son piano, cet instrument si noble et si injustement boudé par les grandes formations.

Individuellement, ils n’étaient pas des cracks. Mais au niveau collectif, pendant une vingtaine d’années ils ont formé le quatuor le plus brillant, talentueux, uni, populaire de l’histoire du rock. Il n’y avait pas de leader proprement dit, pas de déséquilibre au niveau des membres : Ils participaient tous à l’écriture et sélection des morceaux, les différents backgrounds et affinités musicales de chacun contribuaient aux multiples facettes et directions du groupe. Il était impossible de se lasser d’eux, jamais un morceau, un album ne ressemblait à un autre. Ils passaient du piano vocal au hard, du vaudeville au gospel, du funk au rockabilly, de l’opéra au pop avec une facilité déconcertante.

Beaucoup leur ont reproché un côté trop commercial …Il ne faut pas confondre populaire et commercial. La vie en rose, Imagine, Wonderwall ou Creep sont devenues populaires parce qu’elles enfermaient une mélodie simple et facile à retenir, des paroles qui cristallisaient les sentiments et aspirations d’une génération, une voix qui touchait le cœur comme un coup de foudre. Ecrire une telle chanson relève du génie, peu de gens en sont capables. Queen faisait partie de ce club très fermé des compositeurs de chansons populaires.

Ma vie aurait sans doute été différente si je n’étais pas tombé amoureux d’eux, ils ont été l’étincelle du feu musical qui me consume au quotidien. Depuis leur mort en 1991, je cherche désespérément à trouver le successeur de la reine de mon cœur. Ma quête a croisé des pépites, des diamants, mais aucun n’a réussi à atteindre mon âme aussi profondément. Comme le premier grand amour qui nous marque à jamais, nous ensorcelle et nous poursuit jusqu’à la mort…

Queen – Love of my life

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