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Seu Jorge - The life aquatic / A tribute to David Bowie (Olympia 31/05/2017)

Publié le par Chris

Seu Jorge - The life aquatic / A tribute to David Bowie (Olympia 31/05/2017)

On l'attendait plus d'une heure. La DJ qui assurait la première partie, passait des grooves brésiliens mais n'arrivait pas à convaincre le public. L'entracte avant le spectacle n'a pas arrangé son impatience.

Et là, les lumières s'éteignent et devant le rideau rouge de l'Olympia arrive un petit gars avec son bonnet de l'équipage Zissou pour nous faire un petit discours de présentation. A l'ancienne ! On était scotché lorsque le rideau s'est levé. Une estrade, une chaise, un décors marin minimaliste et au fond l'ombre de Ziggy. Rien d'autre. Et le type arrive avec sa tenue tirée du film 'Aquatic Life', son bonnet et sa guitare. Seul comme un grand, comme un équilibriste sans filet. 

Et la magie a opéré tout de suite. Facile lorsqu'on s'appelle Seu Jorge, entre la France et le Brésil c'est le grand amour! A cet amour s'est ajouté la beauté de l'homme, sa voix divine, son jeu de guitare décontracté, son charisme et surtout l'étoile de David qui était au dessus de lui pendant tout le concert. 

Pour les Marseillais, il passe à la cité phocéenne le 8 et 9 Juin, ne le ratez pas !! C'est un spectacle unique, un hommage magistral à celui qui a tant fait rêver, chanté, dansé le monde. 

Seu Jorge - The life aquatic / A tribute to David Bowie (Olympia 31/05/2017)

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Gogo Penguin - La Cigale 27 Mars 2017

Publié le par Chris

Gogo Penguin - La Cigale 27 Mars 2017

  Le jazz est comparable à la (très grande) famille des mammifères, on peut inclure des baleines et des souris ... les possibilités d'expression et combinaisons d'instruments au sein des formations de jazz sont extrêmement nombreuses et variées ! Lorsqu'on écoute pour la première fois un artiste catégorisé jazz on ne sait pas trop à quoi s'attendre et c'est ce qui fait à mon avis le charme de cette musique : la surprise, l'inattendu, la nouveauté car cette musique par définition se renouvelle sans arrêt.

  Je savais à quoi m'attendre en allant voir les Gogo Penguin à la Cigale. A un trio de jeunes loups anglais à 100% rythmique: Piano, basse et batterie. Au vu de la réaction du public, c'est une combinaison gagnante. C'était bien plus que du jazz. Chaque morceau était une montée d'adrénaline, une escalade de rythmes, une pluie fine de notes qui se transformait en tornade, une course à trois qui démarrait doucement et qui finissait en sprint.

Les débats sur qui était le meilleur parmi les trois musiciens étaient nombreux à la fin du concert. C'est normal, on est toujours tentés de départager les joueurs d'un groupe de jazz, surtout lorsqu'il s'agit de groupes restreints. Chacun tranche selon ses oreilles, ses sensibilités, ses préférences instrumentales. Personnellement je les trouve aussi bons. Ils forment un parfait triangle équilatéral, une trinité qui ira très loin ...

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Détroit – Olympia 14/10/2014

Publié le par Chris

Il n’avait pas besoin de faire ses preuves, de mouiller son T-shirt. La salle était surchauffée, acquise à sa cause, amoureuse. Deuxième sold-out consécutif dans le temple parisien de la musique. Il aurait pu préserver un peu sa voix (malmenée) pour le lendemain, faire le minimum syndical … après tout, même en chantant frère jacques, le public aurait été aux anges, il aurait eu sa standing ovation à la fin indépendamment de sa prestation !

Mais lorsqu’on est un monstre sacré du rock français, une bête de scène, on donne tout. Et hier soir, Bertrand Cantat a tout donné. Sa voix, son cœur, ses chansons de Détroit et de Noir Désir, son énergie rechargeable par les vibrations du public. Deux heures pleines de lumières, de chansons intimes, d’hymnes des années 90, de guitares très rock, de danses, de pogos, de rappels et d’acclamations.

Je n’avais jamais vu l’Olympia vibrer autant. Je n’avais jamais vu un chanteur aussi étincelant, radieux, ému, heureux. La communion était parfaite, la connexion était en très très haut débit. Comme une soirée de retrouvailles entre potes. Comme le retour d’un poisson dans la mer...après une longue traversée du désert.

Détroit – Olympia 14/10/2014

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Jazz à la Villette 2014

Publié le par Chris

Le mois de septembre est synonyme de rentrée des classes, de stress, de fin de vacances. Pour les amateurs de Jazz parisiens c’est LE mois du pèlerinage à la Villette, le plus beau parc parisien qui est devenu au fil du temps un foyer musical majeur de la capitale…avec son Zenith, sa Grande Halle, sa Cité de la Musique, son Cabaret Sauvage et son futur opéra !

Jazz à la Villette ou Jazz is not dead. Très beau slogan qui reflète la réalité de cette musique qui a connu la gloire dans les années 30-60, qui a été « tuée » par la pop-rock et qui renait de ses cendres depuis une dizaine d’années en grande partie grâce à la fusion. Initiée dans les années 70 avec Miles Davis et Weather Report, le jazz n’a pas cessé de fusionner … hip hop, electro, ethnic, tout y passe comme une lettre à la poste. Et le jazz devient jeune, très jeune se débarrassant de son vieux costume intello & inaccessible.

Les années précédentes j’ai eu la chance de découvrir Ibrahim Maalouf, Trombone Shorty ou John Zorn. Cette année, une fois de plus j’aurais un choix très difficile à faire : Entre les jeunes loups Guillaume Perret et José James, les chefs étoilés Joshua Redman et Avishai Cohen ou les vieux brisquards Maceo Parker et Mulatu Astatké

N’hésitez pas, ça vaut le détour !

Jazz à la Villette 2014

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Interzone - St Denis 15/02/2014

Publié le par Chris

La fusion, le mélange de cultures et de genres est le futur de la musique et de l'humanité en général. Elle nous fait découvrir d'autres mondes, nous rend plus tolérants et nous élève à notre stature la plus importante, celle de l'être humain. Du côté musical tous les genres ou presque peuvent se croiser et donner naissance à des hybrides plus ou moins beaux. Mais la fusion la plus intéressante est celle qui revient à nos sources, qui mélange la tradition avec la modernité. Qui nous fait (re)decouvrir la musique de nos ancêtres par des passages bien connus.

Interzone est la rencontre de Serge Teyssot-Gay - guitariste de Noir Désir - avec Khaled Al Jaramani - un musicien syrien -, le mariage de la guitare électrique et de l'oud.

On était 300 dans la maison de la jeunesse de Saint Denis - les organisateurs n'avaient pas prévu autant de monde ! - assis par terre, medusés, scotchés par la beauté des notes. Le concert était comme une prière pour le peuple syrien, menée par deux anges.

L'un debout, pieds nus, sans arrêt en train de jongler entre sa guitare, ses mediators, son archet et les manettes & pedales à ses pieds. Avec une enorme maîtrise de son instrument, toujours en mouvement, prêt à bondir comme un danseur de capoeira.

L'autre assis, zen, tenant cet ancêtre de la guitare au manche "cassé", avec une voix chargée d'emotion qui portait en elle toute la douleur de ses compatriotes syriens et leur espoir de liberté et de paix.

Il y a déjà eu dans le passé musical des rencontres est-ouest.

Interzone n'ont pas la prétention d'être les meilleurs joueurs de leurs instuments et d'attirer les projecteurs médiatiques comme ce fut le cas de Yehudi Menuhin et Ravi Shankar dans les années 70, ou les projets de fusion all-stars de Miles Davis.

Ils restent discrets, entretiennent la flamme de leur mariage depuis 2004 à l'abri des projecteurs, et leur fusion se rapproche de la perfection sans se soucier du nombre de disques qu'ils vont vendre. Comme dans un couple amoureux qui est fait pour s'entendre et durer, qui se fait plaisir sans se soucier du "qu'en-dira-t-on".

Interzone - St Denis 15/02/2014

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Al Mahabba - Athènes 26/12/2013

Publié le par Chris

Rêver est une très bonne chose par les temps qui courent, surtout à Athènes. Rêver les yeux ouverts, être ému et transporté dans des pays et des temps lointains via un concert de fin d'année. Que demander de plus ?

J'ai été ému par cette musique ancestrale, intemporelle, qui fait voyager les auditeurs dans les racines musicales de l'humanité : Iran, Syrie, Afghanistan, Kurdistan, Liban … Emu par ce lieu très convivial du centre d'Athènes - les 1002 nuits - qui aurait très bien pu se trouver à une époque et dans un pays oriental bien plus lointain où on peut manger, boire et fumer le nargilé.

Emu par ces musiciens grecs qui se tournent vers l'orient, qui ont choisi Al Mahabba - amour en arabe - pour porter un message de paix dans un pays et un monde hélas en manque de tolérance et d'humanité. Deux percussionnistes parfaitement complémentaires avec un très bon timing et un sens aigu de l'improvisation, un bassiste discret mais efficace, un flûtiste envoutant et au sommet du septete, deux instruments à cordes inhabituels dans nos contrées occidentales, avec un potentiel et une beauté divine : L'oud et le qanûn (ou kanonaki), la harpe orientale. Sans oublier un magnifique chanteur syrien et une danseuse de rêve qui mettaient davantage en valeur la musique.

Ce groupe est à contre-courant des modes et musiques commerciales, de tout ce que nos oreilles malmenées ont l'habitude d'entendre. Il s'inscrit dans un virage, un intérêt de la scène internationale pour les musiques ethniques. Un des rares rayons de soleil de la mondialisation du XXIème siècle.

Al Mahabba - Athènes 26/12/2013

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