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Bohemian Rhapsody (1975)

Publié le par Chris

Bohemian Rhapsody (1975)

  Bohemian Rhapsody a fait couler beaucoup d'encre depuis 1975. Le chef d'oeuvre absolu de sa majesté la Reine. Le bébé de Freddie, le monstre à trois têtes. Une ballade, une envolée d'opéra et un feu d'artifice rock. Dans le processus créatif de Queen, il arrivait que deux morceaux soient fusionnés à leur naissance : One Vision/A kind of Magic, The Kiss/Football fight, A new life is born/Breakthru etc. Mais ils étaient toujours séparés.

  En 1975 le dieu Mercure et ses copains ont composé leur rhapsodie de six minutes en trois actes inséparables. Les conditions d'écriture aux sessions de A night at the Opera étaient très particulières. Queen avaient viré leur manager véreux et voulaient réussir à percer musicalement et financièrement parlant. Depuis 1971 ils avaient beaucoup travaillé et n'avaient pas eu de juste récompense. Et Freddie était en plein divorce avec sa copine Mary Austin et essayait d'assumer son homosexualité dans une société souvent hostile et une famille d'immigrés perses très traditionnelle.

  Bohemian Rhapsody n'est ni plus ni moins son coming-out. Les paroles ne sont pas à prendre au premier degré évidemment mais les allusions et images sont claires. Il tue son côté hétéro et fait face à sa réalité homosexuelle. Il lutte avec sa famille, son ex qui ne veulent sans doute pas le laisser prendre cette direction. Bismillah (nom de dieu), on ne te laissera pas partir! On va lutter contre cette monstruosité. Deux personnages loufoques de l'opéra, Scaramouche et Figaro l'inspirent. Normal ! Galilée aussi, ce génie qui s'était battu pour faire admettre à des esprits obtus une évidence :Que la terre était ronde. Et finalement il se lance, suit la direction de son coeur, de sa passion qui le dévora par la suite.

*************** 1er Acte - Le constat  ***************

Est-ce que c'est la vraie vie ou c'est une fantaisie ?
pris dans un glissement de terrain, pas d'échappatoire
ouvre tes yeux, regarde les cieux
je suis juste un garçon malheureux, je n'ai pas besoin de pitié
c'est la vie avec ses hauts et ses bas
De toute façon la direction du vent n'a pas vraiment d'importance pour moi.

Maman je viens de tuer un homme
j'ai posé l'arme contre sa tête
j'ai appuyé sur la gâchette et maintenant il est mort

Maman ma vie vient de commencer  
Mais maintenant j'ai tout jeté et je suis parti
Oh maman, je ne veux pas te faire pleurer
Si je ne suis pas encore rentré cette fois
Demain continue continue comme si de rien n'était

Trop tard, mon heure a sonné
J'ai des frissons dans le dos, mon corps est douloureux
Au revoir tout le monde, je dois partir
Je dois vous laisser et faire face à la verité
Oh maman, je ne veux pas mourrir
Quelques fois j'aurais aimé ne jamais avoir été né

***************  Deuxième acte - la lutte  ***************

[Je vois une petite silhouette d'un homme]
Scaramouche, Scaramouche est-ce que tu vas danser (le fandango)?
[Foudres et coups de tonnerre]
J'ai très très peur...
Galilée, Galilée, Figaro...magnifiques !
Mais je suis juste un pauvre garçon d'une famille modeste
[C'est un pauvre garçon d'une famille modeste]
Epargnez-le de cette monstruosité
[C'est la vie]
Laissez-moi partir
Au nom de Dieu, Non, on ne te laissera pas partir
Laissez-le partir !...
On ne te laissera pas partir
Laissez-moi partir !

Ma mère, ma mère laisse-moi partir
Le diable est entré dans mon corps.

 
*************** Troisième acte - La délivrance ***************

Alors comme ça tu crois que tu dois me lapider et me cracher dessus ?
Alors comme ça tu crois que tu peux m'aimer et me laisser mourrir ?
Oh bébé, tu ne peux pas me faire ça
Je dois juste sortir, Je dois juste partir d'ici.

rien n'a vraiment d'importance
tout le monde le voit
rien n'a vraiment d'importance
rien n'a vraiment d'importance pour moi.

Quelle que soit la direction du vent.

 

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Time - Pink Floyd (1973)

Publié le par chris

Ticking away the moments that make up a dull day

You fritter and waste the hours in an off hand way

Kicking around on a piece of ground in your home town

Waiting for someone or something to show you the way

Tired of lying in the sunshine staying home to watch the rain

You are young and life is long and there is time to kill today.

And then one day you find ten years have got behind you

No one told you when to run, you missed the starting gun

And you run and you run to catch up with the sun but it's sinking

And racing around to come up behind you again

The sun is the same in a relative way, but you're older

Shorter of breath and one day closer to death

Every year is getting shorter, never seem to find the time

Plans that either come to naught or half a page of scribbled lines

Hanging on in quiet desperation is the English way

The time is gone, the song is over, thought I'd something more to say

Home Home again I like to be here when I can

When I come home cold and tired

It's good to warm my bones beside the fire

Far away across the field

The tolling of the iron bell calls the faithful to their knees

To hear the softly spoken magic spell

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David Bowie - Lady grinning soul (1973)

Publié le par Chris

" This was written for a wonderfull young girl whom I've not seen for well over thirty years. When I hear this song she's still in her twenties, of course. A song will put you tantalizingly close to the past, so close that you can almost reach out and touch it. The sound of ghosts again ".

D.Bowie

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Gerry and the Pacemakers – You’ll never walk alone (1963)

Publié le par Chris

On ne marche pas seuls dans notre vie. Le choix de nos plus fidèles compagnons de route est large : Une ombre, un chien, un dieu, une famille, des amis, des frères et sœurs, des esprits etc. Ils nous suivent et guident nos pas. Dans l’obscurité, la déprime, les gouffres et les déserts, ils nous donnent des ailes, de l’espoir, des raisons d’être.

Tel est le thème d’un hymne, rendu célèbre par Gerry & the Pacemakers dans les années 60. Gerry n’a pas eu la chance de composer cette chanson. Son groupe n’a pas eu de chance non plus, après un départ en fanfare il tombe vite aux oubliettes. La version originale date de 1945, elle faisait partie d’une comédie musicale américaine méconnue. Depuis, un grand nombre de reprises vit le jour par de grands interprètes : Elvis, Sinatra, Louis Amstrong, Nina Simone, Patti LaBelle, Alicia Keys…

Mais la plus grandiose, la plus monumentale, est celle reprise en cœur par les fans de Liverpool à Anfield. Debout. Serrés. Mains levées. Visages émus. Cœur battant. Ca fait cinquante ans que ça dure et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Pour le plus grand bonheur des oreilles.

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Jeanette - porque te vas (1974)

Publié le par Chris

Jeannette fait partie de ses étoiles filantes de l’histoire de la musique. Un coup d’éclat et puis c’est fini, le silence. Un morceau et basta. Et quel morceau !

La mélodie a l’air si simple mais quelle idée géniale ce rythme reggae accompagné de trompettes. La voix est sulfureuse, féminine, une vraie caresse. Les paroles spartiates mais drôlement attachantes et faciles à mémoriser.

En deux minutes tout est dit… « toutes les promesses de mon amour s’en iront avec toi, tu m’oublieras, près de la gare je pleurerais comme un enfant, parce que tu pars »

La première fois que je l’ai écouté j’étais en seconde, en cours d’espagnol évidement. J’étais pas mal amoureux de ma prof, à la fin de la séance d’écoute j’étais fou d’elle. J’avais appris les paroles par cœur, l’espagnol était devenu ma matière préférée, mon temps d’élocution battait des records. Mais - comme Jeanette – elle est partie très vite de l’estrade. Elle attendait son premier enfant, elle a été remplacée au bout d’un trimestre. Elle est partie mais elle m’a laissé le plus beau souvenir qu’on puisse offrir à quelqu’un. Une chanson.

Jeanette - porque te vas (1974)

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