Come Find Yourself - FLC (1996)

Publié le par Chris

Come Find Yourself - FLC (1996)


S'il y avait un genre de musique "cool", les Fun Lovin Criminals seraient sans aucun problème leur porte-drapeau. Ils ont demarré à New York, au milieu des années 90, avec "Come Find Yourself". Un titre d'album qui aurait très bien pu être le titre de cette décennie.

Avec le recul les 90s était un excellent cru, au même titre que les 60s ou 70s, une vraie révolution. Les CD et leurs lecteurs se multipliaient comme des petits pains au dépens des walkman et cassettes. Ces petites galettes qui restituaient le son et la lumière étaient le reflet d'un paysage musical très riche, coloré, en pleine mutation :
L'electro avait conquis la jeunesse.
Le hard rock mourrait à petit feu au profit du grunge.
La brit pop traversait une deuxième jeunesse en passant par des Oasis, Blurs, Suedes et Pulps.
Le hip hop sortait de l'underground et devenait populaire grace à la fusion.
Ses enfants hybrides étaient la trip hop de Massive Attack, Tricky et Portishead...puis le
hip-hop/rock de Beastie Boys, Faith No More, Body Count et Rage against the machine.

En marge de cette fusion se situaient les Fun Lovin Criminals. Un trio new yorkais qui a crée un univers brillant et un son éclectique à base de samples, de cuivres et de riffs de guitare jazzy/rock, de rythmiques et d'une voix teintés de hip hop et de soul.
Leur musique dans "Come Find Yourself", écrite et enregistrée en une semaine, est comme les films de Tarantino. Un patchwork d'influences et de clins d’œil, clairement identifiables et portant leur propre signature.

Souvent autobiographique, tantôt sexuel, violent, rêveur, drogué.
Un compagnon idéal pour un joint, une bière, un autoradio, un moment de détente, un jeu, une réunion de potes...Interdit aux moins de 15 ans selon la pochette de ré-édition 2016 !

Publié dans Albums

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The Libertines - Olympia (09/03/2016)

Publié le par Chris

The Libertines - Olympia (09/03/2016)

Un groupe de rock à deux têtes jumelles est une rareté, pour ne pas dire une bizarrerie, un animal de foire ! Habituellement on a soit un leader génial, soit une configuration bipolaire avec un couple où chaque parti a un domaine bien défini : chant, guitare, claviers, basse etc. The Libertines est constitué de deux piliers, deux guitaristes-chanteurs-compositeurs. Leur domaine, une brit pop relevée d'une sauce punk/garage, les a propulsés au devant de la scène mondiale en 2004 avec leur album homonyme.

Leur passage à l'Olympia fut mémorable, plusieurs catalyseurs y ont contribué :
La salle mythique, le contexte terroriste avec le sang du Bataclan encore frais et l'envie de ne pas se laisser abattre. Mais surtout la réformation du groupe pour un nouvel album et une tournée après une traversée du désert d'une dizaine d'années. Et accessoirement 5 caméras disséminés dans des endroits stratégiques pour immortaliser l'événement...

Les deux faux jumeaux, Pete Doherty et Carl Barât, étaient brillants, parfaitement complémentaires. Leur jeu, gestes, prises de paroles, changements d'instruments d'une fluidité et d'un naturel déconcertant. La section rythmique les suivait de près, avec un batteur débordant d'énergie et un bassiste calme et efficace.
L'alchimie libertine était au rendez-vous, la réformation n'avait rien d'une façade pécuniaire.
Le jeu des musiciens, la play-list, les sourires et les embrassades au final, la marseillaise entamée maladroitement par Pete et vite reprise par le public n'avaient pas une fausse note ... Pourvu que ça dure !

(le concert complet ci-dessous...)

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★ Selection March 2016 ★

Publié le par Christos A.

★ Selection March 2016 ★


Trombone Shorty - For True (2011) : For true is more than a jazz album, it's an attempt to unite various music genres on their common denominator : the wind instruments. It's a fresh air of new ideas...as groovy, jazzy, funky a New Orleans parade can be !


C.R Avery - Magic Hour Sailor songs (2007) : A magical moment of poetry, blues, spoken word, hip hop beatboxing and rock'n'roll by a one-man band. An under-rated genius, a 21st century mutation of Bob Dylan, Tom Waits or Beck ?!


Clash - Sandinista (1980) : The peak of the Clash was this multi-direction and unclassifiable album. 36 tracks, 6 on each side of the 3 records, flow like a river through rock'n'roll, reggae, jazz, gospel, soul and dub... Essential !


Judgement night soundtrack (1993) : How a soundtrack can be more successfull than a movie ? By making duets between hip hop and metal bands ! The result is amazing, just like the list of all tthe artists that made this cross-over album possible : House of Pain, Run DMC, Faith No More, Slayer, De La Soul, Onyx, Sonic Youth, Cypress Hill, Pearl Jam, Biohazard, Dinosaur Jr, Boo Ya Tribe etc...

Publié dans Monthly selections

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